Le fameux "mur du marathon" n'est rien d'autre que l'épuisement total de vos réserves de glycogène (foie et muscles). En ultra-trail, vous heurtez ce mur bien plus vite. Pour avancer, vous devez ingérer du sucre. Mais tous les sucres ne se valent pas, et la science des glucides a considérablement évolué.
Le transporteur intestinal : Le goulot d'étranglement
Avant de fournir de l'énergie à vos jambes, chaque gramme de glucide avalé doit traverser vos intestins pour rejoindre la circulation sanguine. Ce passage n'est pas "ouvert à tous". Il y a des portes spécifiques (protéines de transport) pour chaque type de sucre.
- Le SGLT1 est la porte pour le glucose (et la maltodextrine qui se scinde en glucose). Cette porte "sature" à environ 60 grammes par heure.
- Le GLUT5 est la porte pour le fructose (le sucre des fruits).
La révolution scientifique : Le Mix Multi-Transporteurs
Pendant des décennies, les sportifs ne prenaient que du glucose. Dès qu'ils dépassaient 60g/h, le surplus restait dans l'intestin, fermentait et causait des diarrhées.
Cependant, des études récentes (menées par Jeukendrup et d'autres physiologistes) ont démontré qu'en combinant du glucose (ou de la maltodextrine) ET du fructose, le corps pouvait utiliser les deux portes en même temps, montant ainsi l'absorption maximale à environ 90 grammes, voire 120 grammes par heure !
L'étalon-or moderne est le ratio 1:0.8 (1 part de glucose pour 0.8 part de fructose), ou l'ancien classique 2:1.
Comment Trail Vital l'intègre ?
La maltodextrine que nous utilisons est non OGM, pure, sans conservateurs. Elle offre un index glycémique haut sans goût trop sucré, ce qui évite l'écœurement après 20 heures de course. Nous lui asssocions, dans nos recommandations, des sources de fructose adaptées (par exemple, des pâtes de fruits artisanales ou de la purée naturelle).
Le résultat ? Un apport en énergie massif, constant et une digestion fluide.